Les services de renseignement marocain classés plus puissante organisation de renseignement de la région MENA.

Les services de renseignement marocain classés plus puissante organisation de renseignement de la région MENA

Les services de renseignement marocains ont su s’imposer par leurs actions. Dotés d’un budget de fonctionnement colossal, les services de renseignement marocains ont été classés plus puissante organisation de renseignement de la région MENA (Afrique du Nord et Moyen-Orient).

Selon un rapport du Conseil des droits de l’homme (CDH), le Maroc se démarque par son programme solide de lutte contre le terrorisme qui tire sa force de la coopération du Maroc avec les services de renseignement américains, chinois et russes, mais aussi des relations plus qu’excellentes que le pays entretient au niveau international et en particulier avec les pays du Golfe.

Le Maroc, qui apporte une aide précieuse à la France, est stable à un moment où des pays du monde arabe ont été la cible d’attentats terroristes, conclut le rapport. Récemment, la presse marocaine a rapporté que le gouvernement de Belgique avait approuvé un avant-projet de loi approuvant une convention de coopération entre le Maroc et la Belgique en matière de lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Aux termes de cette convention, signée en février 2014 à l’occasion de la 2ème haute commission Maroc-Belgique, les deux royaumes se sont engagés à collaborer le plus largement possible et à se porter mutuellement assistance en matière de lutte contre le crime organisé et le terrorisme.

Le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), qui relève de la DGST (Direction générale de la surveillance du territoire), est chargé de traiter les crimes et délits de banditisme, de trafic de stupéfiants, d’armes et d’explosifs, de terrorisme, d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de faux-monnayage.

Doté de ressources humaines confirmées et hautement qualifiées ayant suivi des cycles de formation de pointe dans divers domaines (technique, juridique, droits de l’homme…), ce bureau consacre l’expertise marocaine dans la lutte contre les phénomènes de criminalité, soulignent les responsables de sécurité marocains. Opérant dans une infrastructure sécuritaire de nouvelle génération, le personnel du BCIJ dispose des moyens requis pour mener à bien sa mission, ce qui lui permet d’exploiter ses acquis et son professionnalisme, selon la même source.

Jusqu’en 2014, plus de 113 cellules terroristes ont été démantelées et 1256 terroristes présumés soupçonnés de préparer une trentaine d’actes ont été arrêtés. Les services de renseignement ont ainsi déjoué 266 opérations, dont 114 projets d’attentats utilisant des explosifs ciblant 30 centres commerciaux, 27 sites touristiques, 16 représentations diplomatiques et 22 lieux de culte juifs et chrétiens.

La lutte contre les groupes terroristes a également permis d’éviter 40 tentatives de braquages de banques, 12 tentatives de braquages de convois et 14 tentatives de braquages d’agences de distribution d’eau et d’électricité ou de grandes surfaces.

Dernièrement, le BCIJ a démantelé une cellule terroriste composée de huit membres active dans plusieurs villes du Maroc qui cherchait à recruter et à envoyer des Marocains pour combattre aux côtés de l' »Etat islamique » en Syrie et en Irak. Ces éléments terroristes adoptent la stratégie expansionniste des dirigeants de « Daech » qui vise la création par des combattants marocains d’entités terroristes relevant de cette organisation.

Les membres de cette cellule comptaient sur le retour des combattants marocains sur le territoire du Maroc pour perpétrer des attaques terroristes ciblées et porter atteinte à la sécurité du Royaume. L’enquête menée par le BCIJ a révélé les « tendances dangereuses » des personnes arrêtées, qui adoptent une stratégie de « djihad individuel » dans la planification et la préparation d’attentats-suicides dans le pays. Dans un communiqué, le BCIJ a fait savoir que certains éléments arrêtés avaient reçu des instructions directes de la part de certains chefs de terrain de l’organisation terroriste « Daech » pour assassiner des personnalités civiles et militaires et attaquer des sites sensibles avec des ceintures d’explosifs.

(Rédacteurs :Wei SHAN, Yin GAO)